Page d'accueil Regards sur l'actualitéCrise du pétrole, et si Kevin Warsh¹ abaissait les taux ?

Crise du pétrole, et si Kevin Warsh¹ abaissait les taux ?

par Jean-Jacques Perquel
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Tout le monde est d’accord. On a, à l’heure actuelle, un nouveau «Choc Pétrolier » comme en 1973 et 1979 . On connaît donc la solution, il suffit de monter les taux au-dessus de 20 % (1980 et 1981) pour casser l’inflation. Certes, il y a une petite crise au cours des trois années suivantes, mais au moins, on réalise un « Sans-Faute » en matière d’inflation. Il nous faut analyser la situation et les conséquences des politiques de la FED.

A. Analyse prospective de la situation à la fin de la guerre

Le schéma traditionnel est malheureusement totalement inadapté dans la situation actuelle pour plusieurs raisons :

a) Les producteurs sont tous désireux de produire du gaz et du pétrole, mais la production est limitée par le blocage du détroit d’Ormuz et les détériorations des moyens de transferts de produits pétroliers.

b) Les réactions des Politiques, qui sont obnubilés par de proches élections (Midterm en Amérique, élection présidentielle en France) entraînent un assaut de propositions démagogiques (ainsi en France un Candidat promet, s’il est élu, de créer un certain nombre de nouveaux jours fériés. À tel point que les syndicats vont bientôt avoir du mal pour trouver des jours où faire grève).

c) La situation politique est dominée par une guerre entre deux combattants qui semblent chercher une issue. On peut espérer qu’ils réussissent En partant de cette hypothèse on peut considérer 3 étapes dans le problème « Pétrole-Inflation ».

I. Première période : effondrement du prix du Pétrole

Dès l’annonce de la fin des hostilités, on aura un afflux de pétrole. Les bateaux prisonniers voudront s’en débarrasser au plus vite. Les producteurs désireront vendre au maximum devant le danger de surcapacité due à la fois à la réouverture des puits arrêtés, pendant la guerre et les nouveaux forages créés pour profiter des cours extrêmes. On peut retrouver 60 dollars le baril (ce qui est le prix minimum pour assurer le développement du gaz de schiste). Mais cette période serait courte, car les dégagements dus à la guerre sont limités.

Les Bourses devraient être très fermes durant cette période. Si le Président Trump obtient du nouveau Président de la FED une baisse des taux, contrairement à l’analyse classique, cela permettra dans cette première période une importante reprise d’activité.

Mais pour obtenir cette baisse il faut que Warsh obtienne la majorité à la FED, soit 4 voix dont la sienne, ce qui parait assez difficile, car deux gouverneurs, pourtant nommés par TRUMP semblent vouloir s’y opposer et au FOMC, qui compte 5 membres de plus, cela sera encore plus difficile. Mais c’est une hypothèse que l’on ne peut pas négliger.

II. Deuxième période : La reprise du prix du pétrole et Troisième période : stabilisation La baisse peut être forte, mais pendant une courte durée, car il y aura des délais dans la reprise de la production maximale du fait des réparations nécessaires., Cela devrait être suivi d’un redressement marqué par une intensification de la production et en même temps une réduction de la consommation.

Bien entendu, ce schéma devrait être accompagné de hausses de prix… et des salaires , ce qui empêche une baisse générale des prix. Par contre, il y a peu de chance pour une véritable récession, vue l’abondance de la Masse Monétaire. Tout cela conduit aux effets d’une « BAISSE possible des taux si Trump arrive à l’imposer.

B. Les conséquences d’une baisse « imposée » des taux

Il y a plusieurs solutions :

a) Celle de Liz Truss en Angleterre. Elle a eu la maladresse de faire toutes ses réformes en même temps. Aux U.S.A. on se limiterait à une baisse minimum des taux de Banque. Cela serait suffisant pour faire pousser des hurlements à tous les « techniciens ». Mais dans le cas Américain, cela serait limité à un minimum suffisant pour aider un tout petit peu une économie qui fonctionne déjà bien. Cela entraînerait une légère hausse des prix et faciliterait la « relance » dans le reste du monde.

b) La FED rachèterait des Obligations publiques et privées de longue durée provoquant une accélération de l’investissement long, une augmentation de la Masse Monétaire sans avoir véritablement besoin de « jouer » sur les taux courts, qui suivront naturellement.

Cela éviterait par son caractère non publicitaire toute spéculation comme celle qui a accompagné les « réformes » de madame Truss. Au total une telle solution aurait pour effet de dynamiser une croissance déjà brillante et rendre efficace notre troisième période aggravée par les reconstructions en Ukraine, Gaza etc.

c)La meilleure solution serait un mélange des deux autres ; une augmentation des achats de titres publics et privés peut se faire discrètement sans alerter trop l’opinion publique, avec une très légère baisse des taux.

Conclusion

Il s’agit d’évaluer si cette dernière solution serait plus profitable que la solution classique.

a) Au plan négatif y a-t-il un risque de réaction des marchés comme contre les annonces de Liz Truss. Il ne semble pas que cela ait lieu, grâce à la rentabilité des GAFAMs, qui soutiennent l’indice du Nasdaq et cela protège tous les marchés américains. Seule ombre au tableau le risque de consolider l’inflation et même peut-être de l’aggraver.

b)d’un point de vue positif une telle mesure augmenterait la Masse Monétaire mondiale, faciliterait les reconstructions, les recherches nouvelles qui pourraient aider au mieux-être de l’humanité.


¹. Successeur de J POWELL à la tête de la FED nommé par D.TRUMP.
². Federal Open Market Comittee : annexe de la FED

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