Page d'accueil Études et analyses Un modèle thermodynamique pour les distributions de revenu

Un modèle thermodynamique pour les distributions de revenu

par Bernard Zimmern
68 vues
arton85.jpg

Les distributions de revenu sont généralement régies par des distributions de fréquence dites de Pareto (loi des 80-20) du nom de l’économiste italien qui les découvrit.
On montre qu’ils ont la même expression mathématique que la répartition de la pression atmosphérique en fonction de la hauteur, le revenu remplaçant la hauteur et les fréquences cumulées la pression.

La thermodynamique suggère alors que la pression atmosphérique, qui résulte du choc des molécules, trouve son équivalent en économie dans la concurrence. Et le rôle des entrepreneurs peut être mis en parallèle avec le rôle des poches d’air, chauffées par le soleil, qui élèvent le plafond de la limite atmosphérique.
Plus la concurrence augmente, plus cela fait croître l’économie totale.
Mais accroître la température, faire monter, c’est avoir un α, l’indice de base de la loi de Pareto, plus faible.
Et un α inférieur est également associé à plus d’inégalités dans les revenus.

Comme la plupart des économistes l’ont fait avec d’autres concepts de mécanique tels que les forces et l’équilibre, la transposition de la thermodynamique conduit à l’idée de base que la concurrence augmente le total des revenus mais conduit aussi à plus d’inégalités.

Ce modèle suggère que pendant des siècles, toute l’économie a été faite d’une superposition de couches, que les échanges entre les couches étaient des flux laminaires avec très faible augmentation de la productivité, jusqu’à la révolution industrielle où les échanges entre couches sont devenus turbulents.

La turbulence est ce que l’on trouve derrière la destruction créatrice de Schumpeter. C’est probablement dû à l’augmentation de la densité humaine, les villages devenant des villes puis des mégalopoles.

Les enquêtes de la Banque fédérale comme de la Banque centrale européenne montrent bien que les α des revenus des entrepreneurs sont plus faibles que ceux de la population dans son ensemble, en accord avec le modèle théorique ci-dessus.

Lire l’étude complète (en anglais) :

A tentative model of revenues distributions

 

arton85.jpg

Tu pourrais aussi aimer

Laissez un commentaire

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d’accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus

Privacy & Cookies Policy