La France va mal.
Un indicateur de son relatif déclin économique est son rang dans le classement mondial des pays selon le pouvoir d’achat moyen de la population.
Le « PIB par tête en parité de pouvoir d’achat » est publié par la Banque Mondiale. Parmi les pays développés non pétroliers, la France était 14eme en 1973 et 20eme en 2024.
Des pays qui étaient devant nous en 1973 ont creusé l’écart, comme la Suisse (+ 50% sur la France en 2024), le Danemark (+39%), les États-Unis (+ 38%), les Pays-Bas (+30%), l’Australie (+27%), la Suède (+18%), l’Allemagne (+13%).
Depuis 1973 plusieurs pays nous ont dépassé, comme Singapour (+ 142% sur la France en 2024), l’Irlande (+ 100%), Taïwan (+ 31%), Hong-Kong (+24%), l’Autriche (+20%), la Finlande et la Corée du Sud. Le prochain sera la Pologne.
Au total 15 pays développés non pétroliers ont fait mieux que la France depuis 1973. L’enrichissement de ces pays confirme ce qu’Adam Smith avait découvert en 1776 dans son étude sur les causes de la richesse des nations : un pays s’enrichit quand il se spécialise dans ce qu’il fait le mieux.
Cette spécialisation crée de la « destruction créatrice ». Bull, Kodak et Cadillac ont disparu, remplacés par Apple, Microsoft et Tesla. De nouvelles activités apparaissent comme le pétrole et le gaz de schiste.
Un autre indicateur de notre déclin est la baisse de 2,1 Millions de nos effectifs industriels, passés de 5,5 M en 1974 à 3,4 M en 2024 (alors que les effectifs de fonctionnaires français étaient augmentés pendant cette période de 2,2 M).
La cause de ce déclin français est reconnue par tous les organismes internationaux et par la Cour des comptes française : notre excès de dépenses publiques.
Cet excès a entraîné la hausse de nos impôts et cotisations sociales, la baisse de la compétitivité de nos entreprises, le chômage, les déficits du commerce extérieur et des finances publiques, la dette publique, passée de 20% du PIB en 1973 à 118% en 2026.
L’excès des dépenses publiques et des prélèvements est même passé dans le langage courant : le « quoi qu’il en coûte » d’Emmanuel Macron, le « ras-le-bol fiscal » de Pierre Moscovici.
Le diagnostic étant simple, le remède devrait être évident : Il faut baisser nos dépenses publiques.
Les dirigeants politiques de droite l’acceptent, mais ne l’appliquent pas quand ils sont au pouvoir.
Les dirigeants de gauche et les syndicats le refusent.
L’opinion publique et les media le contestent.
François Bayrou a risqué son poste de Premier ministre sur un vote de l’Assemblée nationale reconnaissant cette cause de notre déclin. Il ne l’a pas obtenu.
Ce déni de réalité collectif est le premier obstacle à surmonter pour redresser notre pays et retrouver le moral.
Pour franchir cet obstacle il faut faire partager à un plus grand nombre de Français des convictions exprimées par nos dirigeants les plus lucides.
Des citations dont les auteurs sont souvent, curieusement, des dirigeants politiques de gauche, sont à méditer et diffuser. Ces réflexions remettront en cause des convictions bien établies. Acceptons cet effort en nous servant d’une qualité bien française, la maîtrise du doute méthodique cartésien.
Quand l’opinion publique partagera les convictions citées, il faudra les faire partager par les responsables politiques (ministres et majorité du Parlement). Des exemples de pays qui y ont réussi seront donnés.
Nous constaterons ensuite que les Français sont mal informés sur nos dépenses publiques. Le groupe de pression le plus puissant du pays, celui de la dépense publique, les cache habilement.
La troisième étape sera de prouver que la baisse des dépenses publiques a été un remède efficace pour d’autres pays et qu’il est adaptable à notre pays. Un programme de redressement sera alors présenté.
(Chapitre 1). Des convictions de personnages éminents (sur l’État, le climat, l’immigration)
A propos de l’État
- « Il ne faut pas tout attendre de l’État » (Lionel Jospin 13/9/1999).
- « Baisser nos dépenses publiques à 49% du PIB, moyenne européenne, nous pouvons le faire » (Emmanuel Macron, livre Révolution – Nov.2016).
- « Quand les prélèvements augmentent, l’envie et les moyens d’entreprendre disparaissent » (François Mitterrand, lettre à tous les Français – 1988).
- « Les inégalités économiques sont le moteur de l’économie » (David Lange, Premier ministre travailliste de Nouvelle-Zélande).
- « L’entreprise est le lieu de la création de richesses… La croissance ne naîtra pas de dépenses publiques supplémentaires (François Hollande, Interview à Société civile – mars 2010).
- « Il ne faut pas être jaloux de ceux qui réussissent » (Emmanuel Macron -15/9/2017).
- « La mondialisation a permis à des millions d’individus de vivre mieux… Je suis résolument hostile au protectionnisme. Il renchérirait les prix et casserait à terme la dynamique du commerce mondial » (François Hollande, Changer de destin – février 2012).
- « Les tarifs douaniers n’aboutiront qu’au renchérissement des produits de consommation pour l’ouvrier » (Jean Jaurès).
- « N’attendre de l’État que deux choses : liberté et sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième » (Frédéric Bastiat, économiste, député de gauche en 1848).
- « L’État est composé d’hommes qui, comme tous les hommes, portent au cœur le désir et saisissent toujours avec empressement l’occasion de voir grandir leurs richesses et leur influence … Il multipliera le nombre de ses agents, il élargira le cercle de ses attributions, il finira par acquérir des proportions écrasantes…
- L’État, c’est la grande fiction par laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » (Frédéric Bastiat).
- « Un des problèmes est que le pays vit pour l’administration et non pas l’administration pour le pays » (Emmanuel Macron – livre Révolution).
- « L’égalité est la plus grande cause d’affaiblissement politique …la jalousie ne fera jamais qu’une société faible » (Ernest Renan – La réforme intellectuelle et morale, livre d’analyse des causes de la défaite de 1870).
- « L’enrichissement n’est pas un scandale, c’est la pauvreté qui l’est » (Rapport Attali).
- « Mon but n’est pas d’appauvrir les riches, mais d’enrichir les pauvres » (Tony Blair).
- « Je ne me lancerai pas dans l’éradication de la richesse » (François Hollande – Changer de destin).
- « Les bénéfices de l’échange sont par nécessité réciproques » (Adam Smith).
- « Tout pour l’État, tout par l’État, rien en dehors de l’Etat ! » : devise de Mussolini.
Du CLIMAT…
- « Il n’y a pas d’urgence climatique » (Pétition signée par 1.900 scientifiques, dont deux prix Nobel de Physique).
- « Le lien entre activité humaine et réchauffement n’est pas fondé scientifiquement » (Patrick Moore, fondateur de Greenpeace).
- « Les nombreux inconvénients certains de la politique de décarbonation en dépassent les bénéfices incertains » (Steven Koonin, conseiller climat de Barack Obama).
- « Notre responsabilité est de provoquer l’effondrement des civilisations industrielles » (Maurice Strong, fondateur du GIEC, annexe de l’ONU publiant des rapports sur le climat).
- « L’étude qui a produit le chiffre de 97% » (le pourcentage des scientifiques favorables à la thèse selon laquelle l’humanité est responsable du réchauffement climatique) « a été discréditée de façon convaincante » (Steven Koonin, conseiller climat d’Obama) : une vérification des articles supposés favorables à la théorie du GIEC a constaté que les deux tiers d’entre eux n’avaient pas pris position.
- Dans le film « Une vérité qui dérange » qui a valu en 2007 à Al Gore et au GIEC le prix Nobel de la paix, Al Gore annonçait une montée des océans « de six mètres » en vingt ans. La réalité a été cent fois moindre.
- La neutralité carbone en 2050, c’est l’absence d’émissions nettes de CO2, et donc la réduction drastique des énergies fossiles (Accord de Paris de 2015). Cet objectif est irréalisable : d’après l’AIE (Agence internationale de l’énergie) la part des énergies fossiles dans la consommation d’énergie de la planète sera comprise en 2050 entre 69% et 74%.
- « Écologie : cette religiosité moderne heurte mon rationalisme et mon humanisme » (François Hollande – Changer de destin).
- « La décarbonation est une solution désastreuse à un problème inexistant » (Nigel Lawson, ancien chancelier de l’Échiquier britannique).
Et de l’IMMIGRATION
- « Le plan fixera le nombre annuel de travailleurs étrangers admis en France » (François Mitterrand, une des 110 propositions du programme électoral de 1981).
- Il ne faut pas dépasser un seuil de tolérance » (Mitterrand 10/12/1989).
- « Il n’y a pas d’Islam modéré » (Tayyip Erdogan, président de la République turque).
- « Il est vital que les modernes, les pacifiques et les éclairés finissent par l’emporter au sein de l’Islam » (Hubert Védrine, ex-ministre socialiste des Affaires étrangères).
- « Quand les mois sacrés seront expirés, tuez les Infidèles où que vous les trouviez » (Coran ; sourate IX verset 5).
- « La religion musulmane agit encore sur les hommes avec l’esprit destructeur qui l’a fondée » (Montesquieu – de l’Esprit des lois).
- « Il est dans la nature de l’Islam de dominer, d’imposer sa loi à toutes les nations et d’étendre son pouvoir dans le monde entier » (Hassan al Banna, fondateur des Frères musulmans).
- « Nul ne peut être naturalisé s’il ne justifie de son assimilation à la communauté française notamment par une connaissance suffisante de la langue, de l’histoire, de la culture et de la société françaises » (Art. 21-24 du Code Civil).
- « Affranchir le musulman de sa religion est le plus grand service que l’on puisse lui rendre » (Ernest Renan).
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Partagées par une grande majorité des Français, ces convictions pourraient motiver quelques mesures essentielles d’un programme populaire de redressement de notre pays.
« Il est impossible de faire comprendre la chose la plus simple au plus intelligent des hommes s’il est fermement convaincu qu’il sait déjà, sans l’ombre d’un doute, ce qu’il en est » (Léon Tolstoï).
« Voulez-vous ne pas vous tromper ? Tenez pour fausses toutes les idées chères à votre temps » (Gustave Flaubert).
« Je ne fais pas une politique de consensus, je fais une politique de conviction. Le consensus c’est le fait d’abandonner toute conviction » (Margaret Thatcher).
( Suite Samedi prochain …)
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